Faire appel aux énergies renouvelables ? Chacun d’entre nous ne peut qu’approuver, puisqu’elles sont destinées à réduire nos émissions de CO2. Mais  les  parcs  éoliens  satisfont-ils  à  cette ambition ?
La réalité est tout autre.

L’EOLIEN CONDUIT A UN ACCROISSEMENT DES EMISSIONS DE CO2

L’énergie éolienne est intermittente. Quand il n’y a pas de vent, il est indispensable de faire appel à des centrales thermiques à charbon ou à gaz pour prendre le relais et assurer une production constante d’énergie. Ces centrales émettent de grandes quantités de CO2. L’Allemagne qui a fait le choix de l’éolien, a dû rouvrir ses centrales et ses mines à charbon. Ce pays réputé soucieux de l’environnement,  est  devenu aujourd’hui le  pays européen le plus pollueur en CO2, ses émissions sont deux fois celles de la France (Les Echos, mai 2014).

En réalité,  promoteurs et exploitants éoliens ainsi que ceux qui les soutiennent, se moquent  du réchauffement climatique et ses conséquences. Ils n’ont qu’un seul  et unique intérêt: L’ARGENT.

L’ARGENT DES EXPLOITANTS

EDF est contrainte d’acheter toute la production d’électricité éolienne, quels que soient ses besoins.  De surcroît, EDF est obligée d’acheter cette énergie le double du prix moyen du marché, soit 82€/MWh. Quel entrepreneur ne se précipiterait pas sur une pareille aubaine: être assuré de vendre toute sa production, au double de son prix?

Evidemment, EDF revend cette énergie au prix du marché, c’est-à-dire à perte. Pour exemple, pendant le week-end de Pâques, EDF a perdu 22 millions d’euros. Pendant cette période de faible consommation, le prix du MWh a chuté jusqu’à moins de 10MWh.

Qui paie les pertes de cette société déjà exsangue? C’est nous bien sûr, les abonnés d’EDF au travers de la CSPE, une taxe qui ne cesse d’augmenter, visible sur nos factures d’électricité. Et quand ça ne suffit pas, le contribuable complète.  Au total, c’est 200 000€ par éolienne qui vont directement dans la poche des développeurs éoliens, sociétés étrangères pour la plupart.

L’ARGENT DES INSTANCES LOCALES

Région, département, communauté de communes et communes sont intéressés à l’affaire puisqu’ils se répartissent les produits fiscaux tirés des éoliennes. En ce temps de pénurie,  de nombreux élus  sont ainsi prêts à vendre notre paysage, notre patrimoine, notre santé, notre richesse culturelle.  Sauf que :

  • Les recettes espérées sont bien souvent décevantes, obéissant à des règles inattendues.
  • La commune qui accueille le parc éolien et supporte ses nuisances n’est jamais sûre de recevoir une part, car c’est la communauté de communes qui décide de la répartition chaque année.
  • A partir de 2017, les dotations de l’Etat seront diminuées des montants perçus par l’éolien.

Certains élus ont un intérêt strictement personnel dans ces projets puisqu’ils louent très cher aux sociétés éoliennes des terrains dont ils sont propriétaires. Nombre de conflits d’intérêt ont été sanctionnés par la justice!!!

Ainsi nous sommes contraints de satisfaire les appétits financiers de tout ce monde, mais ce n’est pas tout, la facture est encore longue!  L’installation de mâts de 180m de haut (rappelons que la hauteur du silo de la coopérative d’Epoisses a été limitée à 45m) n’est pas anodine, elle transforme radicalement  notre espace rural en  ZONE INDUSTRIELLE:

UN ENVIRONNEMENT DEGRADE

Notre paysage,  l’une de nos richesses, qui fait l’attraction des vacanciers et le bonheur des résidents, sera métamorphosé. 

Le mouvement des pâles et le clignotement nocturne qui constituent une gêne  sonore et visuelle incessante, achèvera de l’anéantir. Et cela  sur des  kilomètres à la ronde.

L’ACTIVITE EN BERNE

Notre territoire ainsi dégradé ne pourra plus compter sur l’activité touristique qui  fournit tant d’emplois dans les  hôtels, restaurants, chambres d’hôtes, musées, châteaux…

Quand la population se sauve, c’est la boulangerie, le supermarché, la pharmacie, l’école… qui ferment. Tandis que l’éolien ne fournit aucun emploi localement.

L’IMMOBILIER EN CHUTE

Ce sont aussi nos maisons qui seront dépréciées. Le patrimoine que nous comptions laisser à nos enfants pour les aider dans un monde difficile où la précarité s’installe,  n’aura plus aucune valeur.

DES MENACES POUR LA SANTE DES RIVERAINS…

Les éoliennes produisent des infrasons dont l’effet nocif sur la santé des riverains est reconnu dans nombre de pays (Royaume-Uni, Allemagne, Canada, Etats-Unis, Australie…), mais la France persiste à les ignorer malgré  les cas signalés et les alertes lancées par nos médecins (voir l’étude du Dr Nina Pierpont, le rapport de la biologiste et docteur es sciences Nicole Lachat, le témoignage du Dr Allary.)

… ET DES ANIMAUX

Dans les élevages de bovins  situés à proximité d’éoliennes,  ont été constatés des phénomènes  alarmants (en Charente et dans la Somme) : les bêtes refusent d’aller s’abreuver,  le rendement laitier diminue, la qualité du lait se dégrade, les vêlages sont difficiles, la mortalité augmente (voir les rapports du Professeur émérite Arlette Laval, de Catherine Journel et Christophe Lebret).

UN AVENIR DE FRICHES INDUSTRIELLES

Et dans vingt ans, quand ces mâts devenus vétustes seront abandonnés, personne ne pourra s’en débarrasser faute de moyens suffisants ( La provision de 50 000€ prévue pour le démantèlement d’une éolienne étant largement sous estimée. Il faut compter 5 à 10 fois plus).

ET TOUT CA POUR QUOI?

Dans notre région, réputée peu ventée par Météo-France,  les machines n’atteignent même pas 20% de leur capacité. L’éolien n’est pas la bonne solution en Bourgogne.

IL Y A MIEUX A FAIRE :

Pour produire efficacement des énergies renouvelables, employons les  moyens  adaptés à notre région agricole et bien irriguée : la petite hydro-électricité (l’usine électrique de Montberthault qui a fourni Epoisses au siècle  dernier pourrait être remise en fonction), la méthanisation, la biomasse, l’incitation aux économies d’énergie. .. Et investissons dans la recherche pleine de projets enthousiasmants plutôt que de dilapider notre argent  pour des lobbies insatiables.

 JUIN 2016. LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DES HAUTS DE L’AUXOIS.