Sur la population qui a accepté ce parc dans ses champs du Pas-de-Calais, l’a-t-elle fait pour l’avenir énergétique de la France sans nucléaire? Si oui, ce courant payé en Suisse et alimentant virtuellement la ville de Bâle sera-t-il comptabilisé comme énergie propre sur sol helvétique ou sur sol français?

La société allemande qui a vendu ce parc, doit-elle décompter la production de ce parc de la production globale allemande? Qui paie le transport de ce courant ex-allemand, actuel suisse sur le sol français? Je pose ces questions pour tous les parcs suisses, français, allemands, américains, chinois qui colonisent des espaces grecques, espagnols, mexicains, canadien, portugais, roumains etc. etc… 

À qui les enfants de ces propriétaires terriens réclameront-ils leurs terres dans trente ans lorsque les contrats les liant à la première société seront échus? Je pense à tous ces riverains à qui l’on raconte que c’est pour l’avenir de leur région, ces maires qui sont persuadés d’apporter leur contribution à la sortie du nucléaire dans leur pays, cette désinformation soigneusement orchestrée autour d’un gigantesque chantier industriel, cautionné par des idiots de droite comme de gauche, brun noir rouge ou vert! Puis j’écoute les débats sur la transition énergétique de nos têtes pensantes suisses qui actuellement jouent la comédie de la transition énergétique aux chambres fédérales et je me tords de rire jaune à les entendre parler de leurs emplois verts, de leur autonomie énergétique, de leur soutien au développement des énergies vertes, de ce monde virtuel qu’ils dessinent à coups d’éoliennes et de panneaux solaires dans des paysages lisses, verts et bleus, toujours ensoleillés… aussi morts que leurs cervelles.